Comment se libérer du stress
avec votre bébé / jeune enfant ?
(confinement 2/5)

Dans la suite de cette série pour mieux vivre le confinement avec votre bébé ou votre jeune enfant, j’explique comment se libérer du stress.

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Comment se libérer du sentiment d’oppression ?

Aujourd’hui, on va parler du sentiment d’oppression qu’on peut avoir à être confiné comme ça avec nos enfants, et je vais vous donner déjà des pistes pour vous en libérer.

C’est tout-à-fait normal d’avoir ce sentiment d’oppression parce qu’on est objectivement sous pression, du fait de la situation inédite qu’on vit et de l’incertitude que ça provoque.

J’ai parlé dans l’épisode précédent de la peur que ça peut provoquer, je vous renvoie à cet épisode, je ne vais pas m’attarder à nouveau là-dessus.

On se sent aussi opprimé parce qu’on doit supporter nos chers enfants 24h sur 24, et c’est pas facile du tout de les avoir dans les pattes tout le temps sans avoir de répit.

Et puis aussi, peut-être qu’on doit continuer notre travail en télétravail, avec un chef qui nous met la pression. Et qu’on doit se réorganiser parce que ce n’est pas simple de devoir gérer ce travail à la maison avec les enfants.

Tous ces éléments-là, extérieurs, impliquent qu’on est stressé.

Le stress n’est pas forcément négatif

Et le stress, contrairement à ce qu’on pense, n’est pas forcément très négatif. C’est une décharge d’adrénaline et de cortisol quand on est dans une situation d’urgence ou de pression.

Cette adrénaline et ce cortisol vont nous réveiller et mettre notre corps en état d’alerte : quand on a un coup de stress, notre rythme cardiaque augmente, on a un afflux de sang dans les jambes, etc.

Grâce à ce shoot d’adrénaline et de cortisol, au temps des cavernes, on était dans de super bonnes dispositions pour nous enfuir ou combattre face à un animal dangereux !  🏃

C’était super utile !

 

Bon, aujourd’hui, c’est rare qu’on se trouve face à un animal dangereux, mais bon, ça peut être utile dans le cas d’une agression ou si par exemple on doit parler en public, le fait d’avoir ce petit coup de shoot, ça nous donne plus d’énergie !

D’ailleurs, il y a beaucoup de personnes qui ne travaillent bien que quand ils ont une deadline très proche parce que ça les motive, ils ont besoin de ce shoot de stress pour performer.

C’est pour ça qu’on peut parler d’un bon stress, il y a des stress qui sont tout à fait sains, qui nous aident à surmonter les situations difficiles.

D’ailleurs, en temps normal, le stress, c’est une réaction naturelle et saine

En cas de stress prolongé, notre organisme est sous tension permanente

Mais, justement, en temps normal, une fois qu’on a fui ou qu’on a combattu, c’est fini ! On a réussi à vaincre le danger, à aller au-delà de ce danger, et donc on peut se reposer ou dormir pour pouvoir récupérer notre énergie.

Le problème, c’est que là, en l’occurrence, dans cette situation de confinement, on n’a pas ce moment de récupération après la bataille.

On est toujours en guerre comme dit notre président, en guerre contre ce virus.

Et donc, on est toujours sous pression.

C’est comme si on soulevait un haltère pendant toute une journée : c’est juste épuisant !

Et le pire avec le confinement, c’est qu’on ne voit même pas de deadline ! On ne sait pas du tout combien de temps ça va durer !

Et ça aussi, c’est super difficile ! De ne pas pouvoir visualiser la fin de ce stress.

Et notre organisme n’est pas fait pour être sous tension comme ça !

C’est épuisant d’être toujours sous tension, avec ce rythme cardiaque trop important, etc.

Lutter contre les éléments extérieurs ?

Tout à l’heure, j’ai parlé des éléments extérieurs au confinement qui font qu’on a ce stress : la peur que provoque cette situation inédite, le fait de devoir supporter nos enfants, notre télétravail éventuellement…

On ne peut pas faire grand-chose face à tous ces éléments-là.
Et d’ailleurs, c’est ça qui est très pesant, c’est de se sentir si impuissant.

Mais rappelez-vous ce que dont j’ai parlé dans l’épisode précédent, je pense que la clé quand on est dans une situation de ce type, c’est de se demander sur quoi on a du pouvoir, sur quoi on peut agir.

A votre avis, pourquoi certaines personnes vont mieux vivre le confinement que d’autres ?

Bien sûr, on n’est pas tous dans la même situation, sans enfant, sans télétravail et avec un jardin, c’est toujours plus facile de vivre le confinement que maman solo de trois enfants en bas âge, dans un petit appartement dans une grande ville !

Se libérer de la pression qu’on se met à soi-même

Mais je pense qu’il n’y a pas que ça.

Je pense que c’est surtout la pression qu’on se met à soi-même.

On se met nous-même énormément de pression sans même en avoir conscience, et c’est probablement ça le plus pesant, le plus oppressant !

Il y a par exemple 3 petites phrases qu’on se répète tout le temps dans notre tête et qui nous mettent énormément sous pression, surtout dans cette période de confinement.

Dans cet épisode, je vais expliquer la première, et puis je détaillerai les autres dans les jours à venir.

Sois forte

Cette première injonction, c’est de se dire sois forte.
Concrètement, sois forte, ça veut dire n’écoute pas ce que tu ressens, n’écoute pas tes peurs, n’écoute pas ton ras le bol, continue, sois forte.
Il faut tenir le coup coûte que coûte.
 

Mais, ça nous met une sacrée pression de faire comme ça, de nier toutes nos émotions, nos peurs, notre raz le bol…

Et cette pression, elle s’accumule un peu comme une cocotte-minute dans tout notre corps !

On a les mâchoires qui se serrent, les épaules qui se tendent, les poings qui se crispent, la boule au ventre, etc.

Et puis un jour, la vapeur a besoin de sortir, et là ça explose !

 

C’est pour ça qu’on parle de plus en plus de burnout parental !

 

Et, j’en ai déjà parlé dans l’épisode précédent, mais vraiment, je sais que ce n’est pas facile du tout parce qu’on voudrait toutes être tout le temps une superwoman, supermaman, superamante, superbusinesswoman et super amie…

 

On ne peut pas être forte tout le temps

Mais c’est juste impossible !

Même si la société et les réseaux sociaux veulent nous faire croire le contraire, c’est tout à fait normal d’avoir des cycles, des moments où on est moins performant, comme en cette période particulière par exemple.

On ne peut pas être tout le temps au top !

Et comme je l’ai déjà dit, pour notre enfant, c’est préférable d’avoir une maman honnête avec elle-même, qui lui explique ses émotions et qui précise que ce sont ses émotions à elle, et que lui n’a rien à voir là-dedans, qu’il peut être tranquille parce qu’elle fera toujours de son mieux pour lui.

Ça fait toute la différence pour notre enfant plutôt que de tenter de le cacher.

Je sais que ça parait complètement contre nature, parce que pour la plupart d’entre nous, on n’a pas été élevées comme ça, et la société ne nous renvoie pas ça

On a cette image du fait que l’adulte, le parent doit être fort. 

Mais ce n’est pas la réalité.

D’ailleurs, c’est pour ça que c’est important de s’entourer de personnes avec lesquelles on peut vraiment discuter, de pouvoir dire que nos enfants nous fatiguent et qu’on n’en peut plus.

Que ça fait un peu plus d’une semaine qu’on les supporte 24h/24, et que c’est très difficile surtout sans pouvoir prendre l’air !

Accepter sa part d’ombre

Être honnête dans ces ressentis-là, et d’abord accepter cette part sombre qui ne correspond pas à nos idéaux.

Alors bien sûr, on peut avoir peur de se sentir jugé, mais le fait de pouvoir parler de son épuisement, de ses colères, de ses dérapages avec des amis ou avec de la famille ou avec d’autres mamans sur les réseaux sociaux ça aide vraiment.

Ça soulage parce qu’on se rend compte qu’on est loin d’être la seule dans cette situation.

Parce qu’être parent, surtout dans ce contexte, c’est loin d’être facile.

Et ça c’est vraiment pour tout le monde.

Voilà, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je pense que ce qu’il faut retenir, c’est que tous les éléments extérieurs du confinement font qu’on est en permanence sous tension et donc c’est important d’essayer de retrouver des éléments sur lesquels on peut agir, et notamment d’accepter de ne pas forcément être forte tout le temps et d’en parler avec des personnes de confiance pour se sentir moins seule.

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