Crises enfant :
Pourquoi votre enfant fait des crises ?

Votre jeune enfant crie, pleure, donne des coups de pieds, mord, se roule par terre, lance des objets…

Pourquoi fait-il des crises ? Comment les éviter ?

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Crises enfant : Pourquoi votre enfant fait des crises ?

Ce soir, nous nous interrogeons sur la question « Pourquoi votre enfant fait-il des crises ? »

Une question qui revient souvent parce que ce n’est pas toujours évident de comprendre pourquoi ces comportements qui nous désarçonnent un petit peu. Un enfant qui crie, qui pleure, qui donne des coups de pieds, qui mord, qui se roule par terre qui lance des objets… Enfin tout ce qu’on n’aurait jamais pu imaginer qu’il puisse faire à propos de choses qui nous paraissent tellement futiles. On ne comprend pas pourquoi il se met dans des états pareils. C’est vrai que ça peut vraiment dérouter.
Et je pense que c’est important de comprendre qu’est-ce qui se passe ?

L’histoire de Phineas pour mieux comprendre les crises de votre enfant

Alors pour répondre à cette question, je voudrais vous parler de Phineas qui est une personne qui est devenue célèbre dans le monde entier parce qu’il a été victime d’un accident en 1848 – alors, ça ne date pas d’hier – mais c’était une personne qui travaillait sur un chantier de chemin de fer et qui était très appréciée de tout le monde.
C’était quelqu’un qui était très organisé, qui était bien sous tous rapports, doux, etc. Et son travail consistait à faire exploser les montagnes pour installer les rails du chemin de fer. En gros, il creusait un trou, il mettait des explosifs, un peu de sable, et puis il tassait tout ça avec une barre.
Mais un jour, il a eu ce fameux accident qui l’a rendu célèbre. En fait, la barre qu’il avait dans les mains lui a traversé la joue et la partie avant de son cerveau. Il faut savoir que c’était quand même une barre d’1m10 de long et de 3,2 cm de diamètre. Donc c’était quand même un sacré trou. Et il est devenu aveugle de l’œil gauche. Mais, à part ça, il a vécu plus ou moins normalement pendant 12 ans après son accident.

Et alors pourquoi je vous raconte tout ça ? Il n’a pas vécu complètement normalement. Ce qui a changé, c’était son comportement. Avant l’accident, c’était quelqu’un, comme je vous disais tout à l’heure, qui était très doux, bien sous tous rapports, très organisé. Et tout d’un coup, il n’était plus du tout le même homme. Il est devenu super impulsif, grossier, vulgaire, agressif, capricieux, désorganisé…On a même dit qu’il était devenu complètement instable et associable.
Bref je sais pas qu’il faisait des crises, il se roulait par terre, il lançait des objets et criait, il donnait des coups de pied…
Je pense que vous devez voir où je veux en venir… Peut-être qu’il faisait des crises un petit peu comme votre enfant, comme tous les jeunes enfants ?

L’immaturité du cortex préfrontal de votre enfant explique ses crises

Tout simplement parce qu’une partie du cerveau de Phineas avait été atteinte. Et cette partie, on l’appelle le cortex préfrontal.
Et donc toutes les connexions entre les neurones de cette zone ont été coupées. Et Phineas n’a plus été capable de bien contrôler ses pensées, ses gestes. Il n’avait plus d’empathie, il n’était plus capable de raisonner et de comprendre plein de choses. Après on ne sait pas trop ce qui s’est passé pour lui. Certains disent qu’il a pu récupérer une partie de ses capacités. On ne sait pas si c’est vrai ou pas.

Mais en tout cas ce qui est intéressant, c’est que finalement, chez votre enfant, c’est la même chose. Et c’est pour ça qu’il fait des crises. Enfin, pas complètement la même chose.
Disons qu’il a les neurones, mais il lui manque aussi les connexions dans ces parties du cerveau, dans ce cortex préfrontal. Parce que tout ça, c’est encore en construction. Et donc tous ces branchements-là ne communiquent pas bien entre eux. C’est ça qui explique qu’il a ce comportement aussi impulsif, comme Phineas.
En plus, son système limbique (qui contrôle les émotions) est aussi en cours de maturation.

Donc, tout ça explique cette impulsivité et le fait que votre enfant n’est pas capable de contrôler ses impulsions. Par exemple, s’il sait très bien qu’il n’a pas le droit de faire quelque chose, résister à la tentation, c’est quelque chose qui n’est pas capable de faire.
Comme Phineas. Il dit aussi tout ce qui lui traverse à l’esprit, exactement comme Phineas. Il peut dire par exemple « caca boudin », toutes ces choses-là.

Et ça va aussi être difficile pour lui aussi de résister aux distractions, par exemple les bonbons qui sont juste à la sortie des caisses. C’est très difficile pour lui aussi d’y résister. Evidemment, ce n’est pas par hasard qu’ils les mettent ici…
Par exemple aussi toutes les choses qui sont très excitantes, si je reprends l’idée du supermarché, il y a la musique beaucoup de monde, beaucoup d’objets, des couleurs, des sons, des mouvements et tout ça, ça va l’exciter. Et son cerveau n’est pas suffisamment mature pour pouvoir gérer ça.

Tout ce qui est aussi imprévu, ça va vraiment être compliqué de le gérer. Parce que son cerveau n’en est pas capable. Si par exemple vous le dites que vous allez à la piscine et finalement elle est en travaux. C’est la fin du monde pour lui.
Ou alors quelque chose qu’il voudrait faire tout seul, mais qu’il n’arrive pas à faire. Ça peut aller jusqu’à des proportions inimaginables.
Voilà, toutes ces choses-là, finalement nous aussi, même en tant qu’adulte, on peut les avoir parfois vécues. Parfois, on est tellement pris par une émotion de colère par exemple qu’on dit des choses qui nous dépassent et qu’on regrette après.
Il faut imaginer que votre enfant, c’est un petit peu ça qu’il vit au quotidien. A cause de ses connexions entre les neurones qui sont immatures.

Par contre, la bonne nouvelle, c’est que la différence avec Phineas, c’est que les connexions cérébrales de votre enfant ne sont pas encore là, mais elles vont se construire et y travaille. Il travaille pour construire ses connexions pour avoir de moins en moins de difficultés à gérer son impulsivité.

Voilà, je pense que ça peut vous donner déjà une idée un petit peu plus claire de ce qui se passe quand votre enfant fait des crises et surtout pourquoi il se met dans des états pareils.
C’est exactement comme Phineas, qui était pourtant un adulte, mais qui n’était pas capable d’inhiber ces comportements-là, de ne pas être aussi impulsif.

Quelques pistes pour gérer les crises de votre enfant

Je vais quand même vous donner deux petites de petites clés pour voir ce que pouvez faire par rapport à ça, pour ne pas vous laisser là-dessus. Mais je pense que, déjà, juste le fait d’avoir cet éclairage-là, ça peut permettre de comprendre pas mal de chose.

Alors, la première clé, c’est de mettre des mots sur les difficultés que votre enfant vit. Par exemple, un enfant qui va se mettre dans des états pas possibles, parce que son frère lui a piqué son jouet, vous pouvez lui dire « tu es fâché parce que ton frère t’as pris ton jouet. Mais tu peux le dire. Tu dis « je suis fâché » »
Et le simple fait de mettre des mots là-dessus, petit à petit, au fur et à mesure, à force d’entendre ça, il va apprendre à dire « je suis fâché ».

Voilà, la deuxième chose que je peux vous proposer, c’est d’anticiper les choses. Et de canaliser votre enfant pour éviter cette impulsivité. Finalement, en fait, l’idée c’est d’agir qu’il soit impulsif. Par exemple, si vous êtes dans le fameux supermarché où il y a plein de choses très compliquées à gérer pour lui, et bien, ça va être de lui proposer d’être actif. Par exemple, vous lui donnez un sac et vous lui demandez de choisir les plus belles pommes. Du coup, il va être canalisé sur cette activité et ça va vraiment beaucoup l’aider.

Voilà, c’était des petites clés.

Un parent colérique va-t-il forcément avoir un enfant colérique ?

Alors je vois qu’il y a une question. Merci Aude pour cette question : « si les parents sont colériques, est-ce que les enfants auront tendance à l’être plus ? »
Bonne question. Si les parents sont colériques, alors qu’est-ce que vous entendez par colériques ? Parce que je pense qu’on est tous un peu colérique quelque part. Ça veut dire quoi colérique ? Parce que c’est normal aussi et ce n’est pas malsain d’exprimer une colère. Après, tout est dans la façon dont on le dont on l’exprime.
Et justement, si on est capable d’avoir des colères de façon socialement acceptable, on va aussi pouvoir aider notre enfant à exprimer sa colère à lui.

Vous dites « par exemple au volant ». Oui, on a tous des moments où on est un petit peu énervé, et ça arrive à tout le monde. Il ne faut surtout pas se culpabiliser pour ça.
Par exemple, effectivement il y a des gens qui ne vont peut-être pas réussir à se retenir en voiture en volant. Et ça peut arriver. Vous pouvez simplement dire à votre enfant que vous avez eu très peur et que du coup c’est pour ça que vous avez dit des injures ou des gros mots.
Mais là, en fait, ce n’est pas de la colère. Là, on est vraiment dans la peur. Le fait d’avoir des comportements agressifs comme ça au volant, c’est plus de la peur que de la colère. Parce que si on crie, c’est parce qu’on a peur d’avoir un accident. Et c’est en criant qu’on exprime notre peur.
C’est aussi important justement important de bien faire cette différence : « est-ce que c’est de la colère ? Est-ce que c’est de la peur ? De remettre bien les émotions qui correspondent. Parce que la peur peut être exprimée finalement de la même façon que la colère.
Donc, vous pouvez dire simplement à votre enfant : « j’ai eu très peur, donc j’ai crié et j’ai dit des mots qu’il ne faut pas dire ». Vous pouvez aussi lui dire que vous avez souvent peur en voiture, si par exemple vous avez tendance à crier ou à dire des choses qu’il faut pas dire.

Un parent calme va-t-il forcément avoir un enfant calme ?

J’ai une autre question de Benoît : « est-ce que les parents calmes auront forcément des enfants calmes ?
Ça c’est une très bonne question, ça dépend. Avec les enfants, rien n’est rien n’est évident. Et souvent, on est aussi un peu déroutés par les enfants qui nous apprennent plein de choses sur nous aussi. Donc potentiellement, peut-être que des parents plus calmes auront tendance à avoir des enfants plus calmes.
Maintenant pas forcément. Parce que ça peut aussi être des parents qui sont calmes de façon générale, mais qui vont garder toutes leurs émotions pour eux sans les exprimer. Mais dans cette situation, les enfants peuvent les pousser dans leurs retranchements, et du coup les enfants ne seront pas forcément calmes du tout.
D’ailleurs, qu’est-ce que vous entendez par calme ? Parce qu’un parent calme, ça peut être un parent même pourquoi pas dépressif ou pas bien. Et donc parfois, face à un parent dépressif, les enfants vont être très turbulents pour aller contre finalement. Parce qu’ils ressentent la dépression de leur parent et ils veulent essayer de l’en sortir.

Faut-il mordre un enfant qui mord ?

Je prends une dernière question d’Aude, « on dit que quand un enfant mord, il faut lui faire la même chose, est-ce vrai ? ».
On dit plein de choses et, même moi, je dis plein de choses… Après, c’est vraiment à vous de faire ce que vous pensez qui est le mieux pour votre enfant, ce qui résonne en vous, ce qui fait sens dans ce que vous entendez.
En tous cas, personnellement, je ne dirais pas que si un enfant mord il faut le mordre également puisque finalement si vous vous mordez voulu montrez ce que vous dites qu’il ne faut pas faire. Si vous lui dites « on ne mord pas » et vous mordez, et bien vous lui montrez ce qu’il ne faut pas faire. Donc pour l’enfant, il n’y a pas de logique.
C’est comme si vous lui disiez que vous, en tant qu’adulte, vous pouvez le faire, mais que lui, en tant qu’enfant, ce n’est pas possible. Donc potentiellement, il pourra peut-être le faire quand il sera adulte… C’est vraiment compliqué pour lui de comprendre que vous le mordez pour lui faire comprendre que ça fait mal et que ça ne se fait pas. Donc non. Moi en tous cas, je ne conseillerais pas de mordre un enfant qui qui a mordu, encore moins si c’est pas vous qu’il a mordu. Mais même de façon générale, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution.

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